Les 6 heures de l’Erdre 2026 : Une 10ème édition mémorable!

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Samedi matin 28 mars, un vent de nord de 30 à 50 km/h souffle sur le plan d’eau de la Jonelière, dans l’axe de la rivière, levant de jolies vagues mais préservant quelques petites zones abritées à proximité des berges. Il en aurait fallu plus pour entamer la motivation de la presque centaine de participants déterminés à se confronter à ces conditions océaniques en solo, en duo ou en équipes sur une boucle d’environ 2 km pendant 6 heures.

Après un échauffement à terre, une quarantaine de rameurs(ses) se mettent à l’eau sur leur planche, s’engageant immédiatement dans un premier combat pour former la ligne de départ dont la rectitude sera compromise par de puissantes rafales.

Le plus grand défi cette année n’était pas de ramer 6 heures mais de rester sur sa planche… debout, assis, ou à genoux !

Première partie du parcours face au vent le long de la berge ouest pour aller virer la première bouée au prix d’efforts intenses pour éviter la marche arrière lors du contournement de l’emblématique frite jaune. S’enchaine ensuite la traversée nord de la rivière avec un vent et des vagues de coté qui en surprendront plus d’un, obligeant à quelques baignades involontaires plus que rafraichissantes, avant de contourner la seconde bouée pour enfin apprécier une courte de période de répit. Avec vent et vagues dans le dos, même si la vigilance reste de mise, longer la rive est de l’Erdre se révèle la partie la moins difficile de la boucle. La trêve est de courte durée et la bataille reprend avec la traversée de l’Erdre au sud du parcours pour aller contourner la dernière bouée, avec vent et vagues qui se déchainent de nouveau contre les rameurs. Recommence alors la longue, très longue portion face au vent, interrompue par le relais au ponton devant le CVAN pour les duos et les équipes.

Les tours se succèdent. Les styles s’affirment. Les baignades accidentelles se multiplient. Les pauses et les relais à terre sont autant d’occasion d’échanges et de rigolades, chaque tour étant assorti de son lot de déboires ou de difficultés que chacun s’amuse à raconter. L’ambiance est joviale et conviviale, et la bonne humeur indéfectible alors que les conditions resteront hostiles jusqu’à la fin de l’épreuve.

A terre, à l’abri du vent, les relayeurs et les accompagnants profitent des exposants, de la buvette et d’un food truck pour se restaurer. Les enfants ont pu participer à des jeux de sensibilisation à la protection de la biodiversité et des rivières animés par les membres du groupe SUP du CVAN. Sans oublier la fanfare, arrivée à point nommé pour redonner par sa musique enjouée l’énergie nécessaire aux rameurs pour aller jusqu’au bout de l’épreuve.

17 h. La fin de la course est sonnée. Les participants regagnent la terre ferme pour un repos bien mérité. La journée se termine par la traditionnelle cérémonie des podiums, aux doux sons du pianiste installé sur la berge. Le CVAN monte sur la 1ère marche du podium en équipe mixte et sur les 2ème et 3ème en équipe féminine.

Un dixième anniversaire des 6 heures de l’Erdre épique et décoiffant dont on se souviendra longtemps. Pour la dixième fois, le CVAN peut se satisfaire d’avoir fait de ce rendez-vous emblématique une grande réussite et un bel engagement solidaire au profit de la Fondation Persévérance de l’Institut de Cancérologie de l’Ouest pour la lutte contre le cancer.

Les dons sont encore possibles via le formulaire https://soutien.perseverance-ico.com/fundraisers/6h-erdre